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Tu ne me touches plus
Au sens propre
Comme oblitérée
D'essence ou de raison
D'abandon
Je vais m'abandonner ailleurs
D'ailleurs, l'ailleurs
N'est peut-être pas meilleur
Tu dis ou tu le penses
Tous mes pansements se décollent
Et rigolent
Et ruissellent
De tes aisselles
Au sol
Là
Si
Saoul et lassé de la foule
En délire irisé
Au débit d'initié
A mon teint
Tamar et moi aussi
Taudis aussi
Trophées
Défaits
Donc nue
Je vais d'ores et déjà
Dors
Plus jamais le velours et la soie
Les larmes, le feu de toi en moi
Plus jamais ce plaisir
Cette mort
Cette nouvelle vie
Cette douleur infinie
Plus jamais le velours et la soie
Les mots qui font couler le sang
Plus jamais ce plaisir
Tuer sans coup férir
Ma douleur infinie
Dors
Couverte d'oripeaux
De la peau
Du plaisir
L'échec est mathématique
Et toute lamentation est inutile
Donc à rayer
Et cocher la case départ
Et mentalement ailleurs
D'ailleurs, l'ailleurs
N'est peut-être pas si loin
Du meilleur
De nous
Amour
A-mour
Plus jamais
Les larmes et la douceur
Velours et soie
De toi en moi
Plus jamais le délice
De cette blessure trop lisse
Qui s'est glissée en moi
Plus jamais la fièvre et le combat
Le fer de ta violence en moi
Plus jamais ce plaisir
Où on a cru mourir
Cette douleur infinie
Plus jamais le velours et la soie
Les larmes, le feu de toi en moi
Plus jamais ce plaisir
Cette mort
Cette nouvelle vie
Ta douceur infinie
Ailleurs
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